ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2020

Un matin

Des pivoines, au blé
Jusqu’à l’os du bouquet, à
La fin, les andains

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Rentre au port

Noir, sur vert, merle
Sur le pré, pêche. Ver au bec,
Sa glane. Quart de lune

Pêche au lamparo, citron en jonque

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Lune

Tu bâilles, engoules le
Soir, les oiseaux noircis sous
L’ombre. Bulle, sur la lèvre

Pont-levis

Hérisson, souris
En sa bogue brune. Le soir
Tombe, ses défenses

L’hôte

Lieu d’une ambassade,
Extraterritoriale, tête
Du chat, où tu entres

Et caresses, montrant
Patte blanche, havre. Il passe le
Panier de quête. Lait

Fabliau

Pluie sur le buisson
De buis, mille petites oreilles
Vernies, souris vertes

Le chat passe, tirant
Sur ses moustaches, grise mine,
Rumine un brin d’herbe

Fayoum du Nord

Bleu de méthylène
Au lait, eau de fonte de
Glacier, deux iris

Lumière

Le ciel lavé, comme
Chaulé clair, un oeil laiteux,
Littoral de Stäel

Pfui, l’oiseau !

Circonscrit dans la
Main, le petit orage
D’un oiseau au bain

L’eau fuit, L’eau va vite
En s’écoulant
entre les
Doigts, bonde poreuse