Citron

Si je nie que le
Pont existe, le fleuve aussi
Disparaîtra-t-il ?
Demander à Jean-Baptiste Eblé ce qu’il en pense
Il a, peu à peu,
Varié. Son teint, étiolé,
Son odeur, cariée
Garder la mémoire
De ses esters délicats
Rose centifolia,
Incommensurablement
Des graines de livèche
Grès, diffus, dans le torrent,
Eau de térébinthe
Trois ronds, bleu, noir, le
Dernier est un grain de riz,
L’orient d’une perle
Philtre Melitta
Un nuage d’or s’y installe
Pollen, nonpareilles
Tous ces oiseaux dans
Le même sac, avec tact,
Remuer, vont se
Cristalliser sous
Vos yeux, bariolées, les plumes,
Ara enchanté
La pie, corbeau en
Tablier, fait les poches, la
Poussière dans les nids
Le morse des moineaux
Qui crépite dans le jardin
Pop Rocks sur la langue
Le corbeau croasse,
Chant enroué. Ne veut pas
Cracher sa Valda