ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2020

Tartelette aux cent fruits

Pour une fraise, procéder de la sorte
Séparer, ainsi que d’un oeuf, le jaune, du blanc, la pulpe, des akènes
Pour le moule, la cupule d’une noisette suffit
Pour la chemiser, la chemise toute petite d’un Hobbit, ou le débris d’une feuille, d’un buisson de buis
Disposer les akènes en étoile, pour faire joli
Inviter, (vous avez choisi la chemise), le Hobbit, à goûter
Goûter sa conversation (garder en mémoire que celle du buisson de buis est réduite à sa plus stricte expression)
Lui offrir une tasse de thé, pour le réchauffer, pendant que la chemise, que vous aurez lavée, il va de soi, sèche
Se souvenir de ne pas l’essorer, laisser goutter
Faire durer, plaisir de converser

Pétrichor

Une bulle d’air dans la
Neige, le pied tiède d’un ange
L’odeur d’un nuage

Entre deux eaux

Une urine marine
A-t-il mangé une sirène,
Un poisson de lune

Bricolage

Si tu avais la
Machine à spritz sous la main,
Tu détacherais

L’accessoire. Celui
Qui donne aux biscuits la forme
D’une vague. Sur le nez

Le poser. Laisser
Les nuages y passer, te
Voilà à la plage
.

Ci-joint, soleil, en circuit fermé

06/06, la lumière
De la cuisine se reflète
Dans le bol de thé
Quelque chose ne tourne pas rond là haut

« So watt else »

Je lève la tête vers
Le ciel, et dis au soleil,
Allume la lumière

Vestiaire

Laisser tomber ses
Os, entrer en spire comme en
Coquille d’escargot

La pièce manquante

L’oeil rond, regard en
Scie-cloche, un trou dans le ciel,
Vacance du soleil

L’eau sertie

Autour du grain de
Pluie. Peaux gigognes, un nuage,
Le ciel, et puis

Lisser l’angle mort

Sur le dos du chat,
Un carré de poils que sa
Patte n’atteint pas