ce que vos yeux vairons

Mois : août, 2020

Du champ des possibles

Paroi de miel du
Pot de verre vide. L’éclat d’un
Rayon de soleil

L’abeille

Butinant sur la
Vitre un reflet du soleil
Pollen, vide de sens

À l’identique

Motif en vis sans
Fin, les copeaux volent, poème
Sur le tour à bois

Glassharmonika
Le son s’étire et revient
Sous le doigt. Départ

Équilibre, fléau

Poids, et contrepoids
La torpeur, à la mesure
De la chaleur. 0

Le jour en châsse

Réverbère bandé
Lumière cintrée en croissant
De lune, décochée

Tube de l’été

Tronc percé d’un trou
Le bouleau laisse faire le vent
Bureau du pic vert

Glissement de terrain

À la pluie tombée
Apanage de la nuit, qui
N’en prend pas ombrage

Ouverture éclair

Cils imbriqués, la
Paupière s’ouvre, dionée, sur
L’or alimentaire
Beauté

Lait

Un chat nouveau vint
Mi-Chartreux, mi-Lao-Tseu
Ses yeux en dirent long

Poerle, barbe à papa

Cime du bâtonnet
Disparêtre dans le sucre,
Grain, sable dans l’huître