Le fleuve
Son courant puissant.
Vers les berges où il s’apaise,
Se mue en mer d’huile,
Un moïse de feuilles,
Où sèchent des fleurs de
Nénuphar.
Sur le radeau
D’une tong, une grenouille
En plastique, hiératique
(pas de plouf dans l’eau)
Son courant puissant.
Vers les berges où il s’apaise,
Se mue en mer d’huile,
Un moïse de feuilles,
Où sèchent des fleurs de
Nénuphar.
Sur le radeau
D’une tong, une grenouille
En plastique, hiératique
(pas de plouf dans l’eau)
Auréole qui ceint
Le coeur de pépins, pécheur
Et saint sous l’écorce
Le globe d’opaline
De la lampe à pétrole se
Brise. Tout s’obscurcit
Une pampille fond, et
Le lustre se désagrège
Un nuage de perles