À contre-jour
La vitre, la nuit, son
Cadre de bois. Ton haleine
En brume d’argent
La photo se voile
Brouille la lame de verre, rimmel
De condensation
La vitre, la nuit, son
Cadre de bois. Ton haleine
En brume d’argent
La photo se voile
Brouille la lame de verre, rimmel
De condensation
À mon arrière grand-père, tailleur de pierre
Enfant, avec cubes de bois
D’un puzzle
Homme, tu équarris la pierre
Tu fais pousser des arêtes sur son noyau
Tablier de cuir, la percussion du rognon
L’os de cerf, tu grattes des lamelles Levallois,
Poire d’un silex
Le même édifice
Fond blanc, tu rêves, sur
Un drap tendu, de la neige,
Papillon harfang

Jusqu’à plus d’heure, le
Temps s’en va, ni jour, ni nuit,
Tu auras veillé
Ton corps a les pieds
Sur terre, et t’entraîne dans son
Sillage. Tu t’endors
Tête de brontosaure
Par la vitre de la cuisine,
Mâchouille un sapin
Sesterces, ammonites,
Remontent du fond des labours
Le grain de certains
Souvenirs , en oeufs de dinosaure
Plastron blanc, le reste
Est gris, Oncle Ho le chat
Lape son lait, je capte
À la radio le moment-scie d’une chanson, joyeux