ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2020

À contre-jour

La vitre, la nuit, son
Cadre de bois. Ton haleine
En brume d’argent
La photo se voile
Brouille la lame de verre, rimmel
De condensation

Manouvrier

À mon arrière grand-père, tailleur de pierre

Enfant, avec cubes de bois
D’un puzzle
Homme, tu équarris la pierre
Tu fais pousser des arêtes sur son noyau
Tablier de cuir, la percussion du rognon
L’os de cerf, tu grattes des lamelles Levallois,
Poire d’un silex
Le même édifice

Herbes

Fond blanc, tu rêves, sur
Un drap tendu, de la neige,
Papillon harfang

Mens in corpore

Jusqu’à plus d’heure, le
Temps s’en va, ni jour, ni nuit,
Tu auras veillé

Ton corps a les pieds
Sur terre, et t’entraîne dans son
Sillage. Tu t’endors

Dans la boîte de Pandore, oeuf de lutin

Tête de brontosaure
Par la vitre de la cuisine,
Mâchouille un sapin

Boîte de Pandore, lutée

Sesterces, ammonites,
Remontent du fond des labours
Le grain de certains
Souvenirs , en oeufs de dinosaure

Il est l’heure

Son et lumière

Plastron blanc, le reste
Est gris, Oncle Ho le chat
Lape son lait, je capte
À la radio le moment-scie d’une chanson, joyeux

En mandorle

Échancrure