ce que vos yeux vairons

Mois : novembre, 2020

Nuit

Cintres de fil de
Fer vides, tintent. Une corne de brume,
La rue s’ensable

En cage

L’endive a perdu
Son amertume, l’automne est
Doux. Dompteur de fauves

Le droit chemin

Aimer novembre,
Que l’on enjambe comme un
Obstacle. Une flaque d’eau

Lumière à la feuille, nuit

Heure d’hiver

Le temps en temps des
Secondes qui se succèdent. Gèlent.
Cascade de glace

Porte-parole

Son faix sur le dos,
L’homme, apôtre de quel dieu,
Va, ombre gibbeuse

Entre les lignes

Assise à l’arrêt
De bus, j’attends l’hiver. Il
Ne se passe rien

Plus de ligne

Nuit

Fleur, et la rosée,
Où se disperse la lune.
Palais des glaces gris

Mal à propos

Tuméfié, la peau
Couleur cendre de colchique,
Un mot prend un coup

Orée

Au-delà de la
Margelle du trou noir, la lave
Du jour bout, lumière

Reconstituer
Le rêve, bribes de verre brisé
Ses berges se dérobent