ce que vos yeux vairons

Mois : décembre, 2020

La pensive

Ô. Elle ne dit mot
Son oeil s’arrondit, mime
Marceau. La surprise

L’heure ogre

Spirale de corail
Autour de l’atoll, bois de
Rose de l’obi

Le jour penche

Le soir, séraphin
Rameau d’une aile bleuissante
Front de la pensive

Meisenthal

Ouvre une face de la
Sphère de verre. Voile de la brume
Vallée des mésanges

Procès du temps, minutes

L’heure brouillée, soleil
Montre à gousset sans aiguille
Lis,  Il va faire nuit

Poème

Perclus de gemmes, de
Soies lourdes à porter, jeune
Promise, païvaïen

Boulangerie, à côté des étoiles à l’anis

Petit papier, en
Forme de peigne édenté, j’en
Arrache une, canine,
Kakemono qui
Dit quoi ? Je penche la tête,
Le lire à l’endroit

Trois ensembles

À l’intersection
D’un réverbère et de la
Neige, la nuit est d’or

Dans l’herbier

Le blanc a des bleus

Une sphère mise à plat
Boule de neige séchant entre
Deux papiers de soie