ce que vos yeux vairons

Mois : février, 2021

Les pins, la nuit

Portrait de la mer
Dans les mains de l’encadreur
Le bois s’assombrit

Les sous-citées

Un tapis d’herbes
Couvre le pied des rosiers,
Mauvaises, et boteh

Au pantographe

Face rouge d’une tête
D’épingle, un rouge-gorge
Haut sur la branche, Mars

Point d’interrogation

Prêter de nobles
Intentions, c’est bien beau, au
Chant de l’oiseau. L’homme ?

Regarde bien

L’oiseau marche sur les
Mains, l’homme se couvre de plumes
Des pieds jusqu’au bec

Papageno

L’oiseau piaille, tu trouves
Cela divin, ton voisin
Braille pense à l’oiseau

Dedans, une à une, les pierres de sa maison, son père, sa mère, migrant

Bâti autour de
Lui, un mur de valises. Il
Ne veut pas partir

Un mur sans maison

Désacralisé,
Un champ de blé. Une toupie
Tourne son béton

Jusqu’où, la faim des oiseaux ? Ont-ils épargné une graine ? Parabole

Les drêches sous l’arbre
Du coquillier de cosses
Noires, un tournesol ?

Ordinaire

Un oiseau de nuit ?
Canari du fond de la
Mine de graphite