ce que vos yeux vairons

Du sang a coulé dans les veines des cow-boys et des reines

Te souviens-tu du
Jour… Au salon, la télé
De toutes les couleurs

Saübern. Zaubern

Bleus noirs de travail
La peau des pères ruisselle, sauf,
Autour des yeux. Khôl

Kilo de plumes, kilo de plomb

Coule-t-il de source, ou
Est-il pierre expulsée de
Ton rein, le poème ?

Tu dis, tu simules, dilemme

Il scarifie la
Peau de son pain pour chasser
L’air. Pour le poème,
C’est toi que tu fends

Tout ce verbiage

Ne t’y fie pas, tu
Ne sais rien du visage. Lait,
Sous la peau du lait

Mots sans fard

Ne pas seulement
Assembler ? ressembler à
Ce que l’on dit ?

Au fond

Il mange son briquet,
C’est l’heure, il rêve du jour, de
La salle des pendus

Au pied de l’arbre remarquable…

… une herbe sans grade
une tige sans fleur, le vert sans
la couleur, banal
Lieu commun