Vers l’Ouest
L’autoroute qui coupe
Le rail de Bertin en deux
On dirait Berlin
L’autoroute qui coupe
Le rail de Bertin en deux
On dirait Berlin
Longtemps j’ai vomi
En voiture. Suspensions bien
Trop hydrauliques
Le voyage en GS
Passage au marbre
J’aime les avions, mais
Il ne faut pas le dire. Sauf
Sous une serviette,
Comme les ortolans,
Sucer les os de la tête
De ces drôles d’oiseaux
Les Brontë Divines.
Mais seulement en hiver,
Murs humides, châle et
Mitaines troués,
Chien sur la lande, oiseaux de
Malheur sous la lune
Walter Sobchak, pneu
Quatre saisons idéal,
Surtout en hiver
Une GS peut-elle
Rouler sur trois roues à la
Manière d’une DS
Musique des sphères
Aussitôt ouverte
Le sabayon se
Fige. La tranche de pandoro
Clignote. Ampelmann
Dans le poème,
Parfois. La bourre, que l’on trouve
Sous le pied des chaises
De la poussière, du
Pain en miettes, la couleur des
Cheveux. En filer
L’écheveau
Ingrédients : le parc,
Le château, le réfectoire
Of course, Dire Straits
De loin, un damier
Rouge et blanc, tapis de coupes,
Fraises au sabayon
En l’an 3ème A
Le bus file vers Sienne. K7,
Sultans of swing
Selon Mark Knopfler
[I’m an] old dude with very
Expensive guitars
Strasbourg, 12/05/2019
Alambiquée au
Vocoder, la voix spectrale
« You talkin’ to me »