ce que vos yeux vairons

Chez le teinturier

L’année dernière,
J’ai laissé les mousses croître
En un tartan vert,
Entre les pavés.
J’en ignorais tout du
Clan, sauf que l’hiver, carre
Maladroite sur
Les pierres givrées,
Les mousses se dérobèrent
Sous mon pied, et sur
Mon manteau décalquèrent,
Comme une tablature
Veronese, sur
Un papier trempé

Atout

Toutes les nuits, il
Me semble que le pavage
Autour de la
Maison étend son
Infini, ainsi que son
Quadrillage vert,
Composite d’herbes,
Sisyphe, j’en ai plein le dos,
La hargne, que je
M’acharne, au fur et
À mesure à
Arracher,
Mano a mano.
Sur l’internet,
J’ai trouvé, avec son jeu
De disques durs et doux
Une roulette
Électrique. Il peut
Faire nuit aussi longtemps qu’il
Voudra. Mais demain,
Un coup de rouleau
Sur le pare-brise, en cinq-sept,
La place sera
Nette

Une maille

Pour caresser un
Papillon, tisser une
Bulle de savon.
Ploc ! De l’ongle, le
Désencager

Vase, blanc, bleu

Piqué, boutonnière
Au revers, à la surface
De l’eau, nénuphar

Des îles sous le vent

Tant, sans traits, derrière
Le barreaudage de leur
Drap bleu. Tu couds le
Tien au point de jour,
Respirer, et voir,
Judas, fil de vers.
Tu ne manques pas d’air
D’oser dire cela