ce que vos yeux vairons

Le voyage en soute, suite

Sa ressemblance
Avec un pélican qui
Aurait avalé
Une baleine
Il serre les dents, mais cela
Ne dure qu’un temps
L’estomac au bord des lèvres
Dilaté, rot en
Pot d’échappement
Trois rangs derrière,
Trois rangs devant, l’atmosphère
Est électrique,
Beaucoup de bruit pour rien

(À suivre)

Le voyage en soute

L’ogre débarqua
À Okinawa, avec
Son monde de malles,
Il faut bien cela
Pour aller au bout du monde
Apprendre à manger
Dans l’avion, comme
Un mantra, récitation,
Définition du
Mot frustration,  lève le
Doigt en parallèle
Hélant l’hôtesse de
L’air, cacahouètes sans sel, et
Verre de Coca Light
Donne un tour de cran
À son pantalon, faisant
Saillir ainsi son
Estomac en Lavallière,
Un goître en jabot

(À suivre)

Le beau temps

Soudain la foudre
Ton bras est un cerf-volant,
Avec à la clef,
La clef de Franklin
B., et ça remue, l’oeuf en
Gelée du biceps,
Doigts en serre d’oiseau
Bouche, pavillon d’un phono,
À  ta senestre,
La crampe te bout de bois, te
Cloue le bras, clac, clac
À l’agrafeuse
De la rage dans un
Ciel bleu, tu te caches d’elle,
Tu es débusqué
Plus vite que l’éclair, coup de
Bélier du tonnerre
Puis, tout s’arrête
Pluie, bras ballant

Coup de pouce. Elle se met en boule comme il se doit. Lui dessiner deux bras

L’aide à la goutte
D’eau, salutation  soleil
Levant. Retourner
Le plan