ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2021

Constellation des Poissons

À la huit tombée,
L’ondine rejoint son néon,
Reflet de la voûte
Étoilée

Sur la ligne Maginot aquatique

Herbe qui pousse entre
Les pierres, l’arbre qui soulève
Une dalle de béton
Une vertébrale de
Blockhaus couronnés d’un
Début de buisson,
Des pendaisons de
Crémaillère
Chapelet d’ampoules
Au talon qui crèvent et sèchent
Nouvel an chinois
Les pétards claquent, pétales de
Pelargonium
Rouges, volètent

Fruit déguisé

Pays lacustre
Les rizières verdissent du blé
D’hiver, l’ondine
Au matin, ciseaux
À la main, coupe la longueur
De rameaux de saule
De ses cheveux, sagement,
Elle va au bureau

Sous la pluie

L’eau, et l’orange
Nocturnes, sente de l’ondine
Dans les giroflées

Moins de 10 sous abri, Kalte Sophie

Viens te réfugier
Ici, quand en juillet il
Fera chaud avec
Sauvagerie

Mai n’a de cesse

Même le ciel finit
Par rouiller, un toit et sa
Tôle ondulée

Chocolat ?

Minuit a sonné
Métamorphose du papier
D’argent en feuille de
Chou

Effeuiller la marguerite

Faire tourner une pomme
Sur son pédoncule, jusqu’à
Ce qu’elle craque, vertige

Marque-page

L’ondine s’étend sur
Le pré, entre les draps qui
Sèchent, sa trace, dans l’herbe

Nuit, petit à petit