ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2021

Blue mountain

Bille de liège rouge
Chapiteau au sommet de
La colonne d’eau
Château, réservoir
De cafetière électrique
Laisser couler, chaud

Ondine au diadème

Son attifet fait
D’épis piqués dans un champ
De blé décoiffé

Le voyages en soute, vitesse de croisière

Paisible, l’ogre
Vogue entre les mille et une
Petites pattes
D’une meute de schnauzers,
Et les savoureuses pages
D’une nouvelle
De Karen B.,
Où il est fait grand cas d’une
Recette de cailles
En sarcophage

(À suivre)

L’ondine, rubis sur l’ongle

Il lui fait don de
Son corps, elle donne au couteau
Une pièce d’or
Faire ami-ami

L’ondine dîne…

Pour la justesse du
Récit, elle a mangé à
L’ail et au persil
Le coquillage
Puis se fit de la
Nacre passée au sable
Un bac, une coiffeuse

Île de la Frise

Coquille du couteau
Une ondine, serviette de bain,
Se fait un shampooing

Le voyage en soute, noch immer wieder

Terracotta im
Jagdzimmer. Buée rousse
De la poule qui glousse
Bris de glace, débris
D’un verre à schnaps, la mouche à
Poil qui marche à pince
Petit massacre,
Petit frichti. L’ogre in
Petto cuisine un
Poulet aux pinces
De mouche,  quand on n’a pas
D’écrevisse, on ne
Fait pas la fine bouche
Ersatz

(À suivre)

Au bas de l’escalier, le ciel

La flaque d’eau se
Tient à carreau, le soleil
Joue à la marelle

Le voyage en soute, c’est sans fin

Fantasmagorie
Allaitée par le jet-lag,
L’ogre barrit de
Dessous la surface
D’un sommeil paradoxal
« Poule ! J’ai fait mouche ! »
(Citation tirée
Par les cheveux, qui ferait
Grincer des dents tout
Bon chasseur sachant chasser
Le pigeon d’argile)

(À suivre)

Le voyage en soute, suite de la suite

L’aéronef
Fait une halte. On a
Tiré sur le signal
D’alarme. On se lève
On a repéré
Par le hublot un nuage,
Paréidolie,
Parodie du tronc parfait
Pour se soulager
(Coca Z, pour zizanie)
On vise en un long
Jet, la mouche sur l’écorce,
Quand se lève la
Brise…
(Oui, elle souffle ici
L’aéronef vole au
Ras des pâquerettes)

(À suivre)