ce que vos yeux vairons

Mois : Mai, 2021

Tortue-luth

Robe plombée, pour
Que le vent n’y joue, rivière
De diamants, ourlet
Des doublures, penser
Protéger les viscères d’un
Pare-balle de cailloux

Dumm-dumm

Vanité de celle
Qui dit, ne touche pas à
Une virgule de ma
Pierre impolie

Trois arbres et le Manitou

Le quetschier, qui fut
Déraciné, tremblotant
Dans le godet de
La pelleteuse,
Laisser faire, poser
Les longrines du
Garage
Le mirabellier,
En fleurs le premier, fragile,
Du verre blanc, cassant
Le cognassier
Arrive en dernier, pommes
D’acier pailleté
Laisser faire Walter

Terre à terre

J’ai rêvé, harpie,
Quelqu’un, sans lui dire qui
J’étais, vent, avec
Des dents.
C’est la vie, dirait
Walter

Frühstück

Café, jus d’orange
Comme manger un Pim’s en son
État liquide

Les fondations

Elle passe, jusqu’à la
Pierre, patiemment, la mérule
Tu pourras poser
Une étagère
Avec des bocaux de verre
Tout contre le mur,
Elle passera
Dos aux briques rouges,
Elle emporte tes visages,
Suc des bas instincts,
Elle avance, avec
Toi au bout de sa lance
Spongieuse, la mérule
Laisse partir ton corps
Mou, sans lutte, les pores de
Ta peau, son tamis
Un rosé des prés

Le chien de Pavlov

Quand est-ce qu’on arrive
C’est où, la mer

Sifflement de rhombes
Les vagues contre la vitre
Le vent, ventriloque

Märchen to swallow

Die Schwalbe über
Dem Haus Schwalb, die Glasschneider
Durch die Geschichte
Fließt ein Fluss, la Schwalb

Ernste Frage

Cornéliennes routes
De l’impossible. Mais sous
Le papier ? l’entrée

Argent trop comptant, rue de l’Outre

Satanée U.V.
D’histoire contemporaine, je
N’arriverais pas
À la décrocher
Jour des résultats
Au Palais U, le mendiant
Factotum-portier
Dans ma main, la grosse
Pièce de 10 francs, j’allais être
Exaucée…