ce que vos yeux vairons

Diurne

À quai. Escalier
Qui descend sous les flots, et
Sur le pas d’une
Porte, une chaise,
Dont la paille vague dans
Le courant, de la
Vaisselle empilée, dans un
Tesson de tasse, gingerbread,
Une étoile de mer,

Biscuit-kaolin
Au goût vaguement salé
Prendre le thé
Puis, remonter, par

Palier, des profondeurs
De la sieste

La Terre, et tous ses occupants

Nous vivons, milliards
Sur un petit grain de smalt
Autour, tout est noir

En un éclair

De combien de pas
S’éloigner, une seconde
Lumière ? pour ne plus
Voir, à l’instar du
Du jonc bleuté gitane d’une
Couronne de gaz,
Le halo de la Terre