ce que vos yeux vairons

Sous cellophane

Pavillon témoin.
Dans le jardin, des carreaux
De gazon clair et
Sombre, une marinière,
Comme dans un stade. Les dents
Blanches du papier
Peint. Sur le frigo
Américain, rien
Que de l’inox, sans traces de
Doigts. Tu l’entends qui
Tourne pour une bouteille
De lait, et quatre yaourts
Qui ne prennent pas
Une ride,
Sampuru
Lecture creuse,
Tu visites, sur des
Patins
On est en juin, et
Ça ne sentira jamais
L’herbe coupée.
Le foin

Association de malfaiteurs

Au milieu de tous
Tes organes, le lieu de ton
Alien
Il puise dans ton
Estomac, quand tu ouvres
La bouche, son bec est
Déjà là, il gobe
Ce que tu avales,
Et fait le job, quand
Silencieuse, il gueule
Pour toi

Manège

Il monte, il descend,
Il pense à un poème sur
Son cheval de bois,
Les pères sont là, qui
Applaudissent les cavaliers,
Lui, dans le silence
Orphelin depuis le temps,
Ses pieds touchent le sol,
Ses cheveux, en casque blanc,
Il écrit, encore
Ses acrobaties,
Cornets de Murat, les bras
De sa poésie
En spirale se
Referment sur lui,
Les enfants descendent
Il reste.
Là est son écurie

Sable, eau. Château

Le monde, observé
Au travers d’une bille d’agate
Des volutes de
Vers forgé