ce que vos yeux vairons

L’oeuf perd les eaux, oiseau

Jpeg

Les essaimés

À midi, sonne
Le glas, le soir, les cigales
Ces bruits importuns,
Térébrants. Héler
Les bestioles, leur dire de
Rentrer chez elles,
Dans leur pays de
Soleil, nous laissent avec
Les taons, les cloches
Qui bêlent, la terre qu’on troue, qui
Descend aujourd’hui
Dans la fosse, en habit du
Dimanche, ouija, qui ?
L’encre noire du journal,
Et sa litanie

Un Portbou

Que ne s’éloignent
Ceux que l’on aime. Tresser
Ces élingues de
Papier. Retenir
L’arche, à quai
Tous les soirs, rentrer
La goélette au
Garage

Grenier

Foin, dans l’acide
De la sueur, ton dos de
Flagellé saint
Sulpicien du mois
De juin, les doigts aillés de
Mémé, alliés à
L’eau de Cologne
Sous le bras, un brin
De paille en gratte-poil qui
Ne t’oublie pas, dard
Dans le coup de soleil
Tu lis foin,
Et sautes à pieds joints,
Ondée de Bien-Être,
Dans la bouteille bleue,
La mer se retire, avec
Sa goélette,
Dedans, maintenant,
Un mas, et une houle
Violette, lavande,
Deux gouttes de Mémé,
Derrière l’oreille,
Bien-Être