ce que vos yeux vairons

La mouche et le Rotofil

La tuile… Soudain, l’une,
En calque de l’autre se
Tuilent,
Messe pour le temps présent

Les jardins

L’échelle de corde

Migration des gnous.
La vague des bêtes par-dessus
La rivière, sabots
Sur les têtes en
Marchepied, les unes se
Haussent sur la rive
Et les autres crèvent.
Moi aussi, je suis gnou.
Les jours pairs, gnou du dessus
Les jours où je perds, du dessous.
Les jours pairs, je ne suis que mufle, et corne

Si j’étais Thomas Pesquet

Par la bulle de mon
Hublot-écran-de-télé,
Je regarderais,
Au théâtre de
Ce soir, non pas Les Feux de
L’Amour, mais de la
Saint-Jean,
Les bûchers brûler,
Société Anonyme,
Soleils de nuit

Pressentiment

Au moins offrant.
À celui qui vient avec
Une main pleine
De liards rouges qui n’ont
Plus cours, l’oracle
« Tu mangeras peu,
Mais tu mangeras ce jour »,
Lui rend ses pièces, et
Pour toute monnaie de sa pièce,
Un pétale de rose

Le soleil se lève sur la lune

L’oiseau chante dans
Le vide, un volet se lève.
Quelqu’un lit sur ses
Lèvres, prend note
De sa mélodie