ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2021

Pauvre ère

Produit dérivé
Dérivant du pétrole,
Aurore boréale

L1, L2, L3…Lombalgie

Le temps vieillit, a
De plus en plus de mal à
Se mordre la queue

Téléportation

Plage, vitrifiée
Quel Vésuve déversa là
Son obsidienne
Blanche, le laiteux  d’un
Sein, transparence d’un globe en
Demi hémisphère
Petite. La plage
Est pavée de mauvaises
Intentions. Je patauge
Parmi des fortunes de mer
Sous ma méduse
De plastique, gelée
De choses qui puent
J’ai peur et cinq ans

Mikado, en trois baguettes remuées, te dira autre chose. Mokadi a dit …

Du palier, jusqu’à
La vasque aux eaux usées,
Appartement en
Enfilade, poème.
Du mot premier au
Dernier, tout se tient
Dans l’édifice

Outre ses fruits

Mille ouds de bois de
Rose, ses feuilles, tout en doigt et
Paume, l’arbre à mains,
Où se poisse, se brise
La voix aux éclats du vent,
Entrelacs de son
Souffle, dans sa charpente,
Forêt du figuier

L’heure du thé

Pâte. Fine jusqu’à la
Transparence. Enroulée
Dedans,  la pomme
Du strudel. Pépin.
Coquille de typo dans le
Fruit. Ver de rien du
Tout, part de poèmme
Le lire en sautant
La haie du è, ne
Pas rester sur sa
Faim

Stabulation libre

La vache marche
Vers la traite, toi, tu tends
Le trayon rose
De ton doigt vers le
Blanc de l’écran, tu attends.
Longue inspiration

Le rouge aux joues

Tu louches. Nez-à-nez
(De clown) avec le noyau
Blond d’une cerise

Nuage d’orage

Politesse d’un roi
Qui arrive après l’heure
Ne pas faire de mal
À la fleur. Patience
(Dans l’azur, mais je digresse)
Un à un, les pétales
Tombent, le signal
La trombe

Diurne

À quai. Escalier
Qui descend sous les flots, et
Sur le pas d’une
Porte, une chaise,
Dont la paille vague dans
Le courant, de la
Vaisselle empilée, dans un
Tesson de tasse, gingerbread,
Une étoile de mer,

Biscuit-kaolin
Au goût vaguement salé
Prendre le thé
Puis, remonter, par

Palier, des profondeurs
De la sieste