ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2021

Les impassibles

Leurs tiges croisées,
Dans la transparence de
L’eau. Vois, tout se tient
Il n’y a pas de
Vase, mais une haie d’épines
Tressées en couronne,
Comme l’on dresse au fond
Des mines,
Des piles de soutainement

Pantoufle de vair

Tu la cherches, parmi
Toutes celles de ton bol de
Tapioca, perle

Perle

Sa cueillette de
La fleur de de krill, patience
De la baleine

Feuillette les pages noires
D’un bloc de lauze, recueil vide.
Jusqu’à l’empreinte,
Révélation du sommeil
De la crosse, trace
Du creux dans la pierre,
Et son absence,
Feuille de fougère

 

 

La mouche et le Rotofil

La tuile… Soudain, l’une,
En calque de l’autre se
Tuilent,
Messe pour le temps présent

Les jardins

L’échelle de corde

Migration des gnous.
La vague des bêtes par-dessus
La rivière, sabots
Sur les têtes en
Marchepied, les unes se
Haussent sur la rive
Et les autres crèvent.
Moi aussi, je suis gnou.
Les jours pairs, gnou du dessus
Les jours où je perds, du dessous.
Les jours pairs, je ne suis que mufle, et corne

Si j’étais Thomas Pesquet

Par la bulle de mon
Hublot-écran-de-télé,
Je regarderais,
Au théâtre de
Ce soir, non pas Les Feux de
L’Amour, mais de la
Saint-Jean,
Les bûchers brûler,
Société Anonyme,
Soleils de nuit

Pressentiment

Au moins offrant.
À celui qui vient avec
Une main pleine
De liards rouges qui n’ont
Plus cours, l’oracle
« Tu mangeras peu,
Mais tu mangeras ce jour »,
Lui rend ses pièces, et
Pour toute monnaie de sa pièce,
Un pétale de rose

Le soleil se lève sur la lune

L’oiseau chante dans
Le vide, un volet se lève.
Quelqu’un lit sur ses
Lèvres, prend note
De sa mélodie

Aux grands maux, les grands remèdes

Pas de volant, ni
De sequin, la jupe-crayon,
Crayon Ikea,
« Ça veut dire quoi, hhum ? »
La boule ne répond pas. Elle
Contemple son Dell,
Qui cartomancie,
Lui, en suédois

Lapidaire

Lave facettée
L’hiver l’a saisie, pose
Sur ses lèvres
La cyanose
D’un baiser