ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2021

De sous la jupe plissée, jardin palissé

Posé au chaud sous son
Bourrelet de plumes, le pied
Est oeuf de manchot

Darwin et le fil dentaire

Le jour où les poules
Auront des dents, je n’aurai
Plus d’urticaire, elles,
Plus de tartre, et
Les chenilles seront à poil,
Entre deux molaires

Contrition (du bout des lèvres)

Le bras, donneur de
Leçon. Mais tout de même, des
Chenilles ur-ti-cantes…

Compassion

L’orage, remercié
À genoux (Bras d’honneur aux
Chenilles urticantes,
Leurs démangeaisons)

Black jack

La terre des allées
Voit la vie en rose, jonchée
De pétales, la pluie.
Consolation du
Calendrier qui arbore
De juin, tout en un
L’été

Immobile

Le vent soulève
Traîtreusement ta jupe à
Volants. Il y a
Là, plongeant sous terre,
Syndrome chinois, tes pieds qui
Prennent racine, se cambrent,
La plante, au noir de
Charbon. Et sous le cercle
Du tissu à fleurs,
Tout ton comté, d’une
Aire comparable à la
Dent d’un timbre-poste,
La terre lourde sous les étangs,
Ta pesanteur,
Ton pas de scaphandrier
Quelle nomade es-tu ?

À petits carreaux

Rover, Mobility

Elle se lève. Nul en
Elle n’a plus sommeil.
D’elle, ne restera
Dans la rosée
Que ces herbes couchées,
En cercle.
L’oeil unique et tiède
D’un tas de cendre, qui la
Regarde, s’éloigner,
La roulotte

Con dolcezza

La guêpe qui te pique
N’est pas frelon, compassion.
La douleur sait de
Quel bois tu es fait, la moelle
D’un bâton de craie

La compassion exercée à ton endroit

Je vais mourir ? Ou.
Il m’est arrivé un grand
Malheur ? La terreur,
Et ses poncifs,
Manière de mauvais oeil
Nocturne,
Le jour est blanc
Tu es vivant