ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2021

Dolmetscher

Tu parles chinois !
Un canari me traduit
Ton mandarin

Diabolo

Boire l’eau autour des
Bulles. La main en couvercle,
Garder, bergère, ces
Noyaux d’air au fond
Du verre. Tu entrebâilles
Les doigts, aussitôt,
Insectes engourdis par
L’éther, ils remontent
Le long de la paille. Ton nez
Pique. Tu te réveilles

Compassion

Sous le noeud dans le
Bois d’une nuque, la main glisse
Un poids plume, coussin

Les sept saisons du tricorne

Le veilleur

Front ceint d’une couronne
De cierges, il va, comète
Lasse, par le jardin

Jpeg

Désert d’une couleur

Le ciel, veine de grès,
Le soir, où se reflète,
Fata morgana,
Jaisalmer
La pivoine d’une joue,
Éclairée de l’intérieur,
Vacille le vent,
Poussière sur la flamme,
Son pistil pâlit
Jusqu’au marine du safran,

La nuit

Miel, la compassion

Dos du fakir.
De son trou le plus profond,
Une abeille sauvage
A fait son rayon

Les sept saisons du tricorne

Autour du feu

Le crépuscule des
Gitans, rose rougeoyant dans
La terre des cheveux,
Les yeux dans les yeux
Dans les cieux,  ils leur font
Les lignes  de la
Main, lecture de leur
Chemin dans les cailloux blancs,

Étoiles, poudroiement

 

Jpeg

😉

J’épluche. Les carottes.
Le journal d’appels. Parmi
Les fanes, trois brins bleus,
Des pieds d’alouette,
Maman au WhatsApp

Kilo de plumes, kilo de plomb

La compassion, qui
Retire un à un les clous
De la planche de
L’apprenti fakir

Les sept saisons du tricorne

Un dimanche au bord de l’eau, Traum

La valse n’existe
Pas encore. Quand tournera
La roue du Prater…
Le Danube charrie
Les menuets, son corps à
Corps avec la danse

Jpeg