ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2021

Révolution

Baleines bleues en mer
Rouge, ton foulard tombe avec
Le soleil dans le
Bassin, ses eaux foncent,
Bourgogne, laitance dans le
Couchant, les coraux…

Jpeg

L’oeuf perd les eaux, oiseau

Jpeg

Les essaimés

À midi, sonne
Le glas, le soir, les cigales
Ces bruits importuns,
Térébrants. Héler
Les bestioles, leur dire de
Rentrer chez elles,
Dans leur pays de
Soleil, nous laissent avec
Les taons, les cloches
Qui bêlent, la terre qu’on troue, qui
Descend aujourd’hui
Dans la fosse, en habit du
Dimanche, ouija, qui ?
L’encre noire du journal,
Et sa litanie

Un Portbou

Que ne s’éloignent
Ceux que l’on aime. Tresser
Ces élingues de
Papier. Retenir
L’arche, à quai
Tous les soirs, rentrer
La goélette au
Garage

Grenier

Foin, dans l’acide
De la sueur, ton dos de
Flagellé saint
Sulpicien du mois
De juin, les doigts aillés de
Mémé, alliés à
L’eau de Cologne
Sous le bras, un brin
De paille en gratte-poil qui
Ne t’oublie pas, dard
Dans le coup de soleil
Tu lis foin,
Et sautes à pieds joints,
Ondée de Bien-Être,
Dans la bouteille bleue,
La mer se retire, avec
Sa goélette,
Dedans, maintenant,
Un mas, et une houle
Violette, lavande,
Deux gouttes de Mémé,
Derrière l’oreille,
Bien-Être

Sous cellophane

Pavillon témoin.
Dans le jardin, des carreaux
De gazon clair et
Sombre, une marinière,
Comme dans un stade. Les dents
Blanches du papier
Peint. Sur le frigo
Américain, rien
Que de l’inox, sans traces de
Doigts. Tu l’entends qui
Tourne pour une bouteille
De lait, et quatre yaourts
Qui ne prennent pas
Une ride,
Sampuru
Lecture creuse,
Tu visites, sur des
Patins
On est en juin, et
Ça ne sentira jamais
L’herbe coupée.
Le foin

Association de malfaiteurs

Au milieu de tous
Tes organes, le lieu de ton
Alien
Il puise dans ton
Estomac, quand tu ouvres
La bouche, son bec est
Déjà là, il gobe
Ce que tu avales,
Et fait le job, quand
Silencieuse, il gueule
Pour toi

Manège

Il monte, il descend,
Il pense à un poème sur
Son cheval de bois,
Les pères sont là, qui
Applaudissent les cavaliers,
Lui, dans le silence
Orphelin depuis le temps,
Ses pieds touchent le sol,
Ses cheveux, en casque blanc,
Il écrit, encore
Ses acrobaties,
Cornets de Murat, les bras
De sa poésie
En spirale se
Referment sur lui,
Les enfants descendent
Il reste.
Là est son écurie

Sable, eau. Château

Le monde, observé
Au travers d’une bille d’agate
Des volutes de
Vers forgé

Inexprimable

Ta gorge est filet,
La tortue, ce sentiment
Qui s’entortille
Dans ses mailles