ce que vos yeux vairons

En eau noire

Capillarité
La nuit, par les fondations,
La terre. Le ciel, en
Dernier

Tourterelles

Une rangée d’épis
Faîtiers serrés sur le toit
De la maison
Qui roucoule
Qui roucoulent

So oder so. Oder so

Gitane
Dans le siècle,
Son écu est ton écot,
L’eau qu’elle verse
Aux pieds de son arbre
Aux sabots

Tsigane
Nul écu, dans
La règle
La parole ne porte pas
De chainse,
Bourgeois de Calais,
Nus

Rosa née, ni l’une,
Ni l’autre,
Die Zigeunerin,
Sans chèvre folklorique, ni roulotte à rideaux, et géraniums pendus sur les côtés
Elle ne ressemble pas
Aux maisons d’ici,
Mais aux herbes des fossés,
Les jardins la regardent de travers,
Un fichu sur la tête,
Le samedi, les femmes sont hérissées de bigoudis,
Elle erre dans le village,
Son âme est-elle en peine ?
Elle n’est pas comme il faut propre,
Elle sent, les phlegmes,
Nos égouts sont profonds,
Nous sentons, l’urine,
Sous le savon,
Rien de plus,
Les vieux ont disparu,
Leurs tombes demeurent,
Où l’on se prosterne,
Les bras cassés,
Sous les pots de chrysanthèmes,
Rosa, son monde ignoré, est enfoui,
Jusqu’à sa place étroite au cimetière,
Qu’elle perd peu à peu,
Et l’ensevelit,
La folle.
Combien de fois,
N’avons-nous pas été ses rois