ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2021

Quatre heures

Sous la pouzzolane,
L’albâtre, un petit pain,
Pompéi
Au rayon frais,
L’étrange gâteau-frère,
J’achète, le sister ship
Un tourteau rond
Et sa ponce souple,
Quelque chose,
Que le temps aurait
Oublié de dessécher

Cas du cherche-midi

Masque dogon, à
L’abandon posé sur une
Pierre, funéraire ?
Seul le caillou sait
S’il respire

L’aulne

Haut. Un poteau de
Barnum, qui se plie en quatre,
Faire coïncider
Son reflet
Sur le velum
De la goutte
De rosée

Tableau des éléments

Drossé par la pluie,
La nuit, sur les arêtes
De la vitre,
Tournesol

Petite empreinte digitale

À l’endroit précis
Où la patène du soleil
Hier s’éclipsa,
J’ai trouvé dans la
Cendre, du siècle passé,
Une piècette de
Dix centimes,
Le sans-prix
D’un Malabar,
Épicerie d’Antoinette

Nuit

Grand incendie du
Soleil. Par le carrelet
Du vitrail, son or,
À l’agonie

Eau de senteur

La pluie, assise à
Côté du pot d’héliotrope,
Rebord de fenêtre.
Posé entre eux,
Le berceau de leur divine
Enfant,
Violette, l’odeur

Nature de l’homme lige

Monde, dénué
D’abeilles. Des nuées d’hommes, longs
Pinceaux posés sur
Les tiges de fleur
De cerisier,
Les pollinisent

Néon

La nuit au néant
Les blancs étendent leur lierre,
Les noirs sont cernés

Gabarit

Au moment
Du rangement des vêtements
Le mouvement
En contremarche d’escalier,
Étouffant.
Le pull en laine
À cru,
Sur la peau,
Absurde cilice,
Nul, pas même
Un dieu très vieux,
Qui claque des dents,
N’attendra jamais
Autant de toi.
Laisse l’hiver
À sa place,
La nuit

Parfois, tu te demandes,
Ce que pèse,
Une robe de princesse
Tu songes alors
À cet homme,
Qui est entré
Dans sa pierre
Taillée à sa mesure,
Poincheval A.