ce que vos yeux vairons

Mois : juillet, 2021

Les choses dans l’ordre, poème

L’abeille peint toujours
La même icône, élever
Sans cesse la même
Cellule de papier

Lisant un livre de Philip K. Dick

Du liest Effi Briest
Ich fürchte dass der Meister
Wieder schwanger ist

Ramboutan, l’été

Lychee, Jeunes Gens
En Colère, puis vient, avec
La doucine des ans,
La couleur

Fruits, l’été

Une pinacothèque.
Judith et Holopherne
Défaits, méfait
De Salomé

Freude

Du haut des gratte-ciels,
Arc de triomphe des astronautes,
La fin des guerres,
Des millions d’écus noirs et blancs,
Des liasses de papier journal
Effilées en serpentins,
En torrent sur les têtes en liesse,
Y aura-t-il des fanfares,
Des écureuils saouls
De donuts,
À Central Park,
Dans les cendres chaudes,
Départ d’un feu,
Des soleils qui tourbillonnent
Dans le soir,
Haendel

Jardin clos

Bruissement
Des bulles d’air dans le
Radiateur, qui te transportent,
L’eau de la fontaine,
Dans un patio,
Pruine de l’eau
Sur un pétale, la perle roule
Dans sa loupe, une goutte d’or,
Soleil

Obole

L’eau de la fontaine,
Rassemblée dans l’oeuf de ses
Deux paumes, abreuver
Le chevreau en sa
Demeure, cœur du promeneur

Femme en son foyer

Laver la machine
À laver, le linge est noir
De ses boues, ouvrir
Le tambour.
Choix du cycle

Pluie, en points de suspension

Dans l’ambre blanc du
Biot, l’odeur de l’air du temps,
Dans le vide de
L’ampoule

Ami

Il y a ce cil
De synapse en remorque
Un jour, quelqu’un s’y
Amarre
Et tu ne coupes pas
L’élingue
Un oiseau se pose
Sur le fil,
Son poids en carats