Freaks
Un grand fend
La muleta rose
Brodée d’un Père Noël.
Aussitôt,
Au menton du petit
Bleuit une barbe
De trois jours,
Le pédoncule
D’un col Claudine craque,
Les vieux disent
« Il n’y a plus d’enfants »
Ils ont poussé
Dans la nuit,
Cannes de bambou
Dont on n’aperçoit
Plus la tête
La boîte à œufs
La régularité des
Des cellules de papier
Mâché. Une abeille
Les couve du regard,
Berceaux
D’une nurse
Vides
Bach, le clavier bien
Tempéré. Primesautier,
Puck-peau-de-banane,
Celui de l’ordi,
Désordonné.
Envoûté,
Écriture intuitive,
Purger l’été les
Radiateurs. Boues noires, eau claire
Vide, une bulle d’air
Retour à la déflagration première
Une figure intutélaire, en ombre de peau, d’un noir Murnau, ses ailes aiguës, un ptérodactyle en crinoline, qui planent haut sur les dents de petite souris de Sophie-qui-grignote-les-fruits-confits-de-Madame-de-Réan
Aujourd’hui.
Cour carrée d’un collège, sans platanes, mais du béton.
Une haie coude à coude, têtes penchées, pousse en rond, instantanée, autour du mirmillon, Sophie en smocks Vichy, haranguée, la récréation, du pain au chocolat et des jeux
La transe de la foule, le macadam vibre, le tam-tam des pieds, le ramdam des voix
« Vas-y So’ ! », la poussant au combat.
Dans sa main, un fagot de tiges vertes.
Engloutir l’angélique
Puis, pesée du champion