par marronbleu
Chaque fois que tu t’abandonnes
À la tentation du vers,
Saint Antoine au désert,
Noue un à un
Les brins sans nombre
D’un tapis de papier,
Et invoque la pluie,
Ses botehs
En bouillie.
Monte dans une
De ces tours de verre
Poussées dans la ville,
Un hôtel.
La chambre est lisse.
Nul bruit,
Pour la rider de son onde,
En dehors de celui,
Guêpe qui vrombit,
Ton coeur,
Et son acouphène
Sur la coiffeuse au miroir,
Un sachet de thé
Bronze l’eau qui fume,
Dans une tasse,
Et son multiple,
Son reflet,
Dans la glace
Dans le tiroir
De la table de chevet,
Ta main gauche à couper !
Une bible des Gédéons.
Tu es seul
Le seul état
Qui ne soit pas
Illusion,
Tous les hommes partagent ce privilège,
Pain à la croûte acérée,
Un silex
Qui ulcère,
Autant qu’il nourrit
L’amour
Cette petite poignée de terre
Jetée dans l’obscurité
D’un trou
Afin de le combler
Insondable aven