ce que vos yeux vairons

Les gammes

Trafiquer, couper, de l’eau dans le vin
De la confiture dans le fût de fruits qui fermentent pour hâter le processus,
« Maï, maï, Kind ! »
Pépé, roublard, ou gardien du Temple, on distille,

Ligne de crête étroite, où viennent boire le chasseur et le chassé, les armes sont déposées, spirale d’une corne, les coups d’une partie d’échecs,  les carreaux du damier, descellés
Biface, le fil qui en fait le tour, méandres coupants et anses douces, où tout se tient, so oder so, douelle d’un tonneau

Neandertal,
Le vallon de celui qui est venu au monde différent,
Est-ce ici que tu as bâti ta maison, Poésie ?

Immatriculation

Mât, drapeau
Pour le reste, le pays n’est pas regardant,
Le long d’un mur,
En clôture,
Longueur de la hampe,
Couleurs, râpées par les sables,
Lustrées,
Chacun fait comme il l’entend.
Dissidence,
Nostalgie ?
Ici,
Retenu par un fer torsadé
Tout contre le volet
Percé d’un coeur,
Mutterseelenallein
La maison
Qui parle
Le géranium,
Et seulement trois mots
De rose trémière.
Langage des fleurs
Lecture attentive
Du post-scriptum
Sous le pare-choc,
Qui dit,
Le pays de Frise ?
Les forêts de sapin ?
Le dit de la voiture,
Mais tu ne sais pas tout,
Parcellaire,
Quelques lettres sur une plaque,
À toi d’en combler
Laissés en blanc,
Les espaces,
Te souviens-tu ?
Petits,
Les dictées à trous

Pis prune pruine