ce que vos yeux vairons

Mois : octobre, 2021

Le vent

Sur le gravier
Qui ne bronche pas.
Le pied d’un elfe déchaussé

Le vent dans les immortelles

S’riecht nicht nach Maggi
Sondern nach curry, du bist
Alexanderplatz

Tampon

Du labyrinthe
Des sculptures,
Des crans de sable
Tarabiscotés.
Dérouler,
Des doigts de pied,
Jusqu’au talon,
Un sceau-cylindre à demi,
Mésopotamie,
La dune
Sur le parquet,
Une langue à glyphes
Crissant,
Codex de la semelle,
Au dit humide
Comme un pneu dans la neige.
Au coin du radiateur,
Deux baskets qui sèchent
Dessous, des grappes de mots
À l’encre-lyo,
Dont des pans se détachent
Il fait chaud
Évaporation du sens.

Linaigrettes, la dune. La lune

Détail

Courbure d’une barque
Solaire en bois de bouleau,
Bords roulottés verts,
Corne fendue
Sans animal
Copeau
D’une endive.

Faire toute la lumière

Portage à domicile, poème dans la norvégienne

Attachée par les liens
Du songe à un anneau,
Comme un cheval de western
À la porte du saloon,
Ma cavale.
Je la hèle,
Le rêve,
À peine le temps
De le dire,
Et me voici
À vos côtés,
Mes aimés.
Une petite pierre
Dans le jardin
De ta théorie, Albert,
Ses motifs de fleurs,
Et de cachemire.
Semés, botehs,
Manière de gravier
Sur un tapis
Volant

Livèche

Tapis volant,
Provisions de bouche.
Flacon de Maggi,
Et son génie.
Trois petits points bruns
Sur mon macaron
Stammtisch,
Je suis à la maison

Chercheur d’onces

Odeurs, de l’Ambre
Solaire, des chouchous grillés,
Perdues dans les sables

Prémices, le jour