ce que vos yeux vairons

Trois petits tours et puis s’en vont

Une couverture de brins,
De poils en fils
Portés par le vent,
Son feutre roule
Autour de la tour
Assise,
Une homme.
Toutes voiles carguées,
Un berger,
Son troupeau,
Hors-champ
Retourne-toi
Il est là,
Dans ton dos.

De l’eau, et sa part
Vinaigrée,
Un tourbillon,
Entretenu sans trêve,
À la manière d’un feu,
Naissance d’un oeuf
Laiteux,
Ainsi que l’oeil
Voilé d’un aveugle,
Mollet,

Saint-Pierre,
Entortillées colonnes
Du Bernin,
Qui montent,
Comme un pâton
De terre
Sur un tour de potier,
Juste avant
L’effondrement,

L’éternité

Thalassa.
Le générique élastique,
Coquille-Arturo-Brachetti-au-ralenti
Mouvante, comme une algue,
Se composent, et se recomposent,
Inlassablement sous les vagues,
Tous les éléments,
La mer dispersée,
Crabe,
Poisson écaillé,
Le sable, laitance
En suspension

Chez le coiffeur

Devant le miroir.
Celui-ci me dit
« L’eau froide referme les écailles du cheveu »

Et toi, poème, ma petite loutre,
Enfant ébouriffé,
Dans le vif du contre-courant,
Ou galet lisse,
Gommeux gominé,
Ta tignasse, au cirage brun,
Brin de goémon,
Ce qui change,
Au fond,
Autour du visage,
Rideaux,
Avec, ou sans
Embrasses