Cuivre rongé
Velours Veronese
Les mousses à la nuit tombée
Pavent la ruelle d’Or
Velours Veronese
Les mousses à la nuit tombée
Pavent la ruelle d’Or
Il se fait les plumes
Comme l’on se fait les ongles,
À la céruse. Chouette !
Hérisson touché
Par la grâce, qui ne prend pas
De gants. Le bouscule
Arbre déplumé
Comme aigle chauve. Changer son
Regard sur l’oiseau
Formules sans magie
Issues d’un coeur guidé par
L’envie. Souviens-toi
Femmes exemplaires au
Tri du charbon. Rien ne brille
D’elles à première vue
Un peu de dents, et
Le blanc des yeux. S’enfoncer
Les percer à jour
Capuchon
Bonnet de bébé
Sur sa fontanelle, la neige
Au crochet, bourgeon
Conversation de salon,
Nous avons parlé du mauvais temps,
Couleur de ciment grau grisonnant,
Je cligne des yeux, le coeur battant,
Et pourtant
Assise devant la coiffeuse,
Les mains de la coiffeuse
Autour de ma tête,
Je ne lis rien
Sur les joues
De mon reflet,
La flaque rouge
Du mensonge,
Les joues en feu,
L’expression est exangue,
J’ai renié,
Novembre,
Sa lumière de cendre,
Mon pays gommé,
Gomme blanche de la brume,
Et l’étang qui fume
Sans singe hirsute
Des sources chaudes,
À l’élisabéthaine toison rousse,
Collerette de fourrure
Scintillante,
Un glaçon fond,
L’étang est froid.
Je n’ai rien dit
Pourquoi douter
Peut-être m’aurait-elle répondu
« Deux volètent, oiseaux
D’argent autour de votre
Tête, paire de ciseaux »
Les larmes coulent,
Tu es laveur de
Carreaux, au sommet de la
Tour de verre, le rêve
L’azur
Dans le jardin clos
L’été, un sorbet. Au loin
Les monts enneigés
Joue, l’abrège, l’allonge
Rencontre son exacte
Chinoise. Siamoise