Compter les secondes
Par paquets de dix,
Prendre quatre douches,
Plisser les jours,
Comme un éventail
Que l’on replie.
Faire coïncider
Le mardi
Avec le samedi,
Le bagage, largement à temps
Et le bruit en grain de riz monotone qui tombe de la montre de la cuisine.
La grosse masse grise de la mer, et le ciel en pot de tabac de chez moi.
Le même étain.
Sur le sol, plus un grain de sable,
Le riz a le champ libre
La maison, grenier à céréales, aux murs bombés
Derrière les vitres, en nuages à la nacre noire
L’heure d’hiver
Aux antipodes, où
Les Toussaints sont printaniers.
Adresse au soleil :
« Position du poirier »
Pour le centre
De la forêt,
Pars tôt.
Le centre,
Juste un mot.
À la moitié
D’avril,
Au plus tôt
Franchir
Le mikado
Des troncs,
Tu tournes
En rond,
Une main,
Aux matins,
A déplacé
Les arbres,
Le soleil
Change
De direction,
Les choses
Marchent sur
La tête.
À chaque instant,
Tu te rapproches
Un peu plus
Du premier
De mai.
C’est tout.
Le deux,
Après l’heure,
La foison,
Le champ de fleurs.
Sur la balance à fléau,
Le parfum blanc
D’une clochette,
De l’autre côté,
Crispé,
Comme un poing,
Ton coeur