Quatorze carreaux. 11
A l’étage, derrière
La fenêtre, embrasser
La rue du regard
N’embrasser personne
D’autre, à portée de main,
Entre les passants
À taille de santon
Et toi, embuée, une mince
Feuille de verre froid
A l’étage, derrière
La fenêtre, embrasser
La rue du regard
N’embrasser personne
D’autre, à portée de main,
Entre les passants
À taille de santon
Et toi, embuée, une mince
Feuille de verre froid
Ils montèrent sous le
Toit, la laine de verre, de gros
Rouleaux de Felix
Ils parlaient entre eux,
Et moi, Arabia Felix,
Et Félix le Chat,
Je me perdais en
Conjecture sur la nature
De la peau tendue
Au-dessus de ma
Tête, un ciel de lit, l’anti
Peau-de-chagrin ?
Un coup de cutter,
Un morceau de plastique
Passe par la trappe,
Et mes illusions,
Juste un film de bitume
De marque Fel’X
Dans la buée de
Mes pensées, je verse du
Café, le soleil,
Par une tuile
Transparente, sur le chantier,
Et les charpentiers
Elle cascade sans
Un bruit, immobilité
De la rizière
Miroitant le long
De la colline, tesselles
D’un vert d’eau, soleil,
Touffes de chapeaux
Pointus mouvants, qui ponctuent
Rident le tableau
Déambule dans le
Plus simple appareil. Vous parle
Dans sa langue exquise
La fenêtre fait
Pare-feu. Dehors, le soleil,
Le charme au bûcher
La mérule avance
Casser le verre noir de la
Lucarne. Mauvais rêve
Steamer sur le lac
Nasser. Nuage de buée,
La vitre se sable.
La cafetière fume