ce que vos yeux vairons

Mois : décembre, 2021

Quatorze carreaux. 3

Store, vénitien. Chat
Errant. Pigeons sédentaires.
Mais tu te crois où ?
De ce côté-ci
Du miroir sans tain

Quatorze carreaux. 2

Épi faîtier sur
Le toit de la maison d’à
Côté, le corbeau.
Sur la fenêtre,
Kaki, la trace fraîche
Sinue. Son oubli

L’oiseau me nargue
Je le darde
Pistolétade en vue

Quatorze carreaux. 1

Judas, hagioscope,
Oeil de Cyclope. Le premier,
Armature de fer
De la brique de verre,
Vagues de macadam, la rue
Gondole, et bouge, comme
Ces images pieuses
Où Dieu selon les angles,
Ouvre et ferme les yeux.

Inclination et
Inclinaison, faux jumeaux,
Sont dans un bateau…

La gargouille, ventre à terre

Courir, oh ! grimper
L’orgueil me montre une place
Vide, proche le pinacle
« Si tu montais plus
Haut, on te perdrait de vue
Une goutte de plus,
Parmi les gouttes de pluie »
Modus vivendi

Tu es un écureuil comme tout le monde

Tu ouvres un oeil
Et tu regardes le temps
Qu’il fait au dehors

Sous la cendre

La rose est dans tous
Ses états, et fraîche, et sèche.
Sens dessus dessous

Association de malfaiteurs

Gonflée, la grenouille.
Son hameçon, pour la pêche à
La mouche, avaler
Un caméléon

Blog

Une tumeur extra
Corporelle qui grandit, noix
Boulet, boule de bouse

Aux grands maux les grands remèdes

Paf ! Le scarabée
Un bredele mis à plat
Sous le rouleau à
Pâtisser

Couleurs froides

Le bas de la robe,
Lourd de mauvais temps. La pluie
Qui monte, et te glace
Mittelalter

État des lieux

La neige a pris froid
La fièvre la consume peu
À peu. Poussière d’eau