ce que vos yeux vairons

Mois : février, 2022

Poésie

Appendice où tout
S’entasse. Substance hautement
Inflammable

Cette chose qui sent,
Musc. Manipulation du
Niveau à bulle. Point
D’équilibre

Marcher avec deux
Crayons, cannes anglaises fichées
Dans les aisselles. Point
D’équilibre

Chorégraphie

Arpente le pierrier,
Des pointes aux pieds. Tu te
Désarticules,
Des mouvements
De danseuse empêchée,
Des chevilles rompues,
La langue a disparu,
Oscille

Un sol excavé,
Sous un champ stérile, une peau
Grêlée, nulle herbe
Entre les trous, pierres,
Par milliers, en désordre.
Des puits, pour de l’or
Par paquets, des tracts
Lancés du ciel s’écrasent
Dans ces cratères gris,
Avion, Propaganda, les oiseaux
Aussi. Poquets de
Digestion, graines, noyaux, rien
Ne lève de ces
Trous sans fonds. Les fleurs
La nuit creusent des tunnels,
S’en vont

Sur la table de chevet

Le bouquet du jour,
Ouvert à la même page,
Amour et leur Havre

Jpeg

Marxiste

Monsieur Marcel, du
Havre, m’a donné envie
De le devenir

Nordsee

Fog, fruit du dragon
Joue de Cendrillon, sous la
Voilette le vent
Et poudre de fleur

Jpeg

Classeur de repos

Planter là, fleurs de
Papier. Regarder pousser
La vérité d’un
Jardin de callas
Ce sera un beau matin,
Nuages, vert pommés

Quasi nigra

Jpeg

Atmen

Beauté au bonnet
De feutre. Plissez les yeux,
Sa peau se tend sur
Les arêtes de
Ses pommettes. En cheveux
Tranquilles, le vent
De la steppe a
Cessé de les tresser, lâches,
Autour de l’ovale
Saillant de sa face
Masque de cuir séché,
À peine un loup.
La momie, beauté
Au bonnet de feutre, femme
Et son effigie,

Souffle dans son nez,
Son buste se soulève, peau
Chèvre, cornemuse,
Naissance, qui sait, au creux
De la tige, doudouk

Civil

De combien de pas
De la Terre s’éloigner,
Pour ne plus bruisser
L’entendre

Un pas de côté,
Te voilà animal. Homme,
Ce bipède sans poil
Fait du bruit avec
Sa bouche, dragée enrobée
De sucre, ou gravier
Dans la bétonnière
C’est à n’y rien comprendre.
J’y perds mon latin
De petite souris