Chou rouge

par marronbleu

Ses méandres à cru, le blanc

Saarschleife, le flash

Cire des côtes, les os, la chair enroulés serrés en paupiette

Ça sent la terre quand elle est rance un peu au matin, humide

Ces plis, pris dans le violet d’une toge de sénateur, la première feuille du chou, une cape, feuille de tabac cubain, les vagues lourdes de fumées sur une mer tranquille, Pépé fume son touvak le dimanche le salon et ses circonvolutions, Il souffle, l’air se gondole d’ébrus qui sentent le cigare, jolis, pense au marbre de Jupiter, la planète

Dans le chou, le carvi tombe

À la cave, les mêmes débris noirs, crottes de souris, sa dernière semence à côté du tas de noix, elle a crevé ? Les noix, le chocolat sont mortels pour elle, je n’ai pas retrouvé son petit corps menu

Mon pouce est violacé, comme celui des enfants qui font du tampon sur des feuilles blanches, que la maitresse accroche sur les murs du couloir, les parois d’une grotte

Vendredi.

Zéro crécelle dans la rue,  les corbeaux habituels.

Ils font l’affaire.

Les servants de messe dorment.

Les rosiers sont desherbés.

Tout le reste est à faire demain

Vendredi Saint, je taille du chou, le temps est incertain, de l’autre côté de la fenêtre

On ne touche pas au jardin