ce que vos yeux vairons

Pensive

Un Bochiman boit, ses lèvres sur un oeuf d’autruche, dans l’armoire des parents, dans le livre d’art, une page, sous une feuille damassée de papier cristal qui crisse, les cheveux nattés à même le crâne, couleur ivoire de la crème avant le beurre d’hiver, celle de la coquille, l’homme qui boit absorbe la lumière, sa peau dont se comptent les grains de la ponce, il a les yeux clairs d’un mineur, sa proximité floue, sous le papier opaque, le même traitement que les photos de mariage, le brouillard de la feuille sulfurisé, et le voile se soulève. Le beau temps

Les autres heures

Sans contours précis
À la couture floue, longueur,
Selon l’humeur du
Genou,
Ce quart d’une d’hier
À éplucher des légumes
Glissant son ruban,
Copeaux blancs
Des asperges,
À la poubelle.
Et ce matin d’hiver,
Heure de la saint Modeste.
Une fleur posée sur une pierre,
Une pensée pour un jeune mort,
Grignan.
Puis ce côté-ci du monde
S’est réveillé volcan