ce que vos yeux vairons

Mois : avril, 2022

26 avril

Deux mois, deux jours
24 février
Je me souviens fortement,
Jour anniversaire de la mort d’un poète, Grignan
Jour anniversaire de la mort.

Limite

La petite bête
Est gonflée, forcément, tout
Le sel des bretzels,
Au Commandeur
Aveuglé par tout ce blanc:
« T’es jamais content »

la petite bête s’entête

Devant son salar,
Le Commandeur est songeur.
« Le sel de la terre »

Cela même

La petite bête
Du pré aime la mesure
De son pré carré
La petite bête
Bat la mesure, désherbe
Le désert, salar

Point d’équilibre

Une petite bête
Au pré lèche son bloc de sel,
Sa parcimonie
Une petite bête
Grignote des bretzels sans
Compter, sa largesse

Poésie ?

Ora et labora
Au point d’équilibre, le suc
Des mots, musique

Noir et or

Humeur changeante
D’un ciel d’orage. Ouverture,
Don Juan de Mozart

Sa silhouette

Il se saisit
D’un pantographe
Réduire à sa plus simple
Expression
Ce solitaire,
Coeur insondable
De la pierre
Serti
D’un chaton de lumière,
Trou noir.

Dans la cuisine,
Tout l’Univers,
Au bout du piézo, la foudre,
Qui pousse une fleur bleue
Sous la casserole qui bout

Au jardin,
Un parterre de cosmos
Semé qui frémit vert

Un pot,
Un pied d’oeil de Suzanne,
Onyx iris
Cils à la poudre de pollen,

Qui

Silhouette

Es-tu,
Sans pelage précis,
Sans tête insistante poussant ma jambe,
Façon de parler,
Spectre clair comme de l’eau de roche,
Cet enième errant à nourrir,
Ta place, ce vide à peine gris,
Parmi les pelées peaux de lapin
De la clientèle du matin,
Chat est ton nom,
Poésie ?

Elle te gonfle (le brushing)

Un jour bandeaux lisses
En feuilles d’ail des ours, l’autre,
Elle te hérisse,
Ta tête d’estragon,
La poésie