26 avril
Deux mois, deux jours
24 février
Je me souviens fortement,
Jour anniversaire de la mort d’un poète, Grignan
Jour anniversaire de la mort.
Deux mois, deux jours
24 février
Je me souviens fortement,
Jour anniversaire de la mort d’un poète, Grignan
Jour anniversaire de la mort.
La petite bête
Est gonflée, forcément, tout
Le sel des bretzels,
Au Commandeur
Aveuglé par tout ce blanc:
« T’es jamais content »
Devant son salar,
Le Commandeur est songeur.
« Le sel de la terre »
La petite bête
Du pré aime la mesure
De son pré carré
La petite bête
Bat la mesure, désherbe
Le désert, salar
Une petite bête
Au pré lèche son bloc de sel,
Sa parcimonie
Une petite bête
Grignote des bretzels sans
Compter, sa largesse
Ora et labora
Au point d’équilibre, le suc
Des mots, musique
Humeur changeante
D’un ciel d’orage. Ouverture,
Don Juan de Mozart
Il se saisit
D’un pantographe
Réduire à sa plus simple
Expression
Ce solitaire,
Coeur insondable
De la pierre
Serti
D’un chaton de lumière,
Trou noir.
Dans la cuisine,
Tout l’Univers,
Au bout du piézo, la foudre,
Qui pousse une fleur bleue
Sous la casserole qui bout
Au jardin,
Un parterre de cosmos
Semé qui frémit vert
Un pot,
Un pied d’oeil de Suzanne,
Onyx iris
Cils à la poudre de pollen,
Qui
Es-tu,
Sans pelage précis,
Sans tête insistante poussant ma jambe,
Façon de parler,
Spectre clair comme de l’eau de roche,
Cet enième errant à nourrir,
Ta place, ce vide à peine gris,
Parmi les pelées peaux de lapin
De la clientèle du matin,
Chat est ton nom,
Poésie ?
Un jour bandeaux lisses
En feuilles d’ail des ours, l’autre,
Elle te hérisse,
Ta tête d’estragon,
La poésie