Alpha, je tends trois
Lunules vertes. Roméo,
Un quart de trèfle,
Deux tickets gagnants
Leur émail qui craque
Quand tu sers les dents, ta paume
Se lacère sur
La pierre au moment
Du lancer
Chaque mot emprunté
Ici, retrouvé là. Rien
Ne s’était perdu.
Tout a pris,
Germine ailleurs
« Rien ne t’appartient »
Derrière la source
Bouchée à l’émeri, l’eau
Fait son chemin
D’autres doigts la modèlent,
« Tu te sens spoliée ? »
« Ouvre tes paumes en griffe »
Tout, en rien,
Dans une goutte d’eau,
L’image,
Se rejoignent
Le début, et la fin
D’un ciel, et ses nuages
« Retrouve tes mains »
Toute petite tête
Aux contours nets, dessinée
D’après nature.
Le corps,
La samba gorgée de sang,
Baudruche exagérément,
Cyclone,
Oeil du cyclone,
Tu crois au calme plat,
Et le vortex !
Les tuiles après les toits,
Les vaches soulevées des prés
Broutent la luzerne
Le goût de nuage,
Des hommes,
Faire bonne figure,
Se détachent du tableau,
Jouent du violon,
Enjambent les taureaux,
Tout cela ne s’entrechoque,
Pas un bleu,
Joyeux,
Les robes couleur d’été
Clarines,
Clarinettes,
Tombent
En jour de fête,
Doublant de fleurs
Les arbres
Du verger…
La tique a bien mangé
Elle ne voit plus ses pieds…
Ici est sa limite
Si tu es arbre
Et que tu crains que tes feuilles
Tombent en automne
Ta vie sera long
Hiver monotone, la neige,
Flocons de mésange prise
Par le gel, avec elle,
Le bleu du ciel, acier
Le feu pauvre
D’un soleil maigre,
Son or terni,
Brisure de marron,
Rendu sans sommation
S’affale
Sur la poussière,
Tes pieds,
À nu
Ne portent plus
Le nom
De racine.
Bûche