ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2022

Jeeves va au coeur des choses

Le chat blond, chacal,
Hyène, lycaon, est une
Maman chat près de
Mettre bas
Je m’incline
Croquettes pour deux et
Toi

Point cardinal

Feuilles terrassées par
La pluie, lecture d’ostracas
Fracassés, Le Monde
Vernissé, aux coins
Du jardin éparpillé
L’ouest, le paradis
L’est, Sayat Nova,
Son verger, ossi

Oranger

Soleil, en fleur
De tiaré, fait une fleur
À la jeune mariée,
Dans le lointain,
Cortège des voitures qui
Rayonnent, orphéon,
Sonneurs de cornemuse,
Les klaxons, en sillage
Odeur des dragées douces
De l’heureux présage

Jpeg

Chi-Fou-Mi

Alpha, je tends trois
Lunules vertes. Roméo,
Un quart de trèfle,
Deux tickets gagnants

Cousu main, Jeeves

Leur émail qui craque
Quand tu sers les dents, ta paume
Se lacère sur
La pierre au moment
Du lancer

Jeeves me fait les poches

Chaque mot emprunté
Ici, retrouvé là. Rien
Ne s’était perdu.
Tout a pris,
Germine ailleurs
« Rien ne t’appartient »
Derrière la source
Bouchée à l’émeri, l’eau
Fait son chemin
D’autres doigts la modèlent,
« Tu te sens spoliée ? »
« Ouvre tes paumes en griffe »
Tout, en rien,
Dans une goutte d’eau,
L’image,
Se rejoignent
Le début, et la fin
D’un ciel, et ses nuages
« Retrouve tes mains »

Le poème-tique

Toute petite tête
Aux contours nets, dessinée
D’après nature.

Le corps,
La samba gorgée de sang,
Baudruche exagérément,
Cyclone,
Oeil du cyclone,
Tu crois au calme plat,
Et le vortex !
Les tuiles après les toits,
Les vaches soulevées des prés
Broutent la luzerne
Le goût de nuage,
Des hommes,
Faire bonne figure,
Se détachent du tableau,
Jouent du violon,
Enjambent les taureaux,
Tout cela ne s’entrechoque,
Pas un bleu,
Joyeux,
Les robes couleur d’été
Clarines,
Clarinettes,
Tombent
En jour de fête,
Doublant de fleurs
Les arbres
Du verger…

La tique a bien mangé
Elle ne voit plus ses pieds…
Ici est sa limite

Blockhaus

Si tu es arbre
Et que tu crains que tes feuilles
Tombent en automne
Ta vie sera long
Hiver monotone, la neige,
Flocons de mésange prise
Par le gel, avec elle,
Le bleu du ciel, acier
Le feu pauvre
D’un soleil maigre,
Son or terni,
Brisure de marron,
Rendu sans sommation
S’affale
Sur la poussière,
Tes pieds,
À nu
Ne portent plus
Le nom
De racine.
Bûche

Aujourd’hui, fête de mon grand-père

Pépé s’appelait Pierre,
Son sobriquet,
Le Baptiste,
Naguère, il tint
Ce rôle paroissial
Dans quelque mystère.

Christophe,
Le porteur
De lumière

À « Coco le Fossile »

Jpeg
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