Newport 1958
Le hic, c’est que c’est
Pas le nunc, l’oiseau du jour ?
Anita O’Day
Le hic, c’est que c’est
Pas le nunc, l’oiseau du jour ?
Anita O’Day
Hôte, il te nourrit
Hôte, tu es nourri. Puis d’un
Tablier te ceint
D’un col de cygne
Argenté, elle coule de source,
Mon lit n’est pas paillasse
Chez les Thénardier,
L’eau
Naufragée volontaire
Dans un sarrau de denim
Indigo, si vaste,
Où je vaque, libre
De mes gestes
Je ne vis pas à
L’heure bleue,
Sous une cotte de mailles
De coton serrées,
Visière de mon heaume
Baissée,
À cligner des yeux,
Pour qu’ils s’accommodent
D’un monde quadrillé
Je prends la parole
À pleines brassées,
De quelle bouches
Qui se refusent
Ai-je eu à l’arracher ?
L’horizon de mes libertés
A été repoussé si loin,
Je n’en conçois
Pas les limites
Remercier
Se saisir de la première
Paire de boeufs qui passe,
Tracer le carré
D’un champ dans l’espace
Magasin aux semences
Les poches du tablier
Retourné
Cultiver
Comme un
Motte
À
Motte
Sa maison, là où
Le feu prend, ses mains lui font
Un toit. Lustre des doigts
Jeeves ! Il pleut dehors !
(Pousser à la roue) Mais pas
Dedans ! Le sort en
Est jeté, qui me
Pousse sous l’averse, » Sans toit,
Sur toi, la pluie »
Air rare, page pleine
De fraîcheur au milieu du
Salar, montagne
Couronnée des bois
Mouvants des chamois,
Magie,
Ivresse des profondeurs
L’homme avec un grand
H, l’homme avec une grande hache
Petit à petit…
Lui vient l’appétit
« Un chien a un maitre,
Le chat, des serviteurs »
D’un homme, ne chope qu’un
Trait de figure,
Le sourire
La vache rumine
Le temps c’est du lait,
Infiniment mère
Deux de ses passe-temps
Cupidité,
Coulant du pis
De la stupidité,
Quand l’intelligence vache
Vient en lieu et place
Du coeur,
L’Homme,
Moins qu’une bête
Déshonneur
Parmi ses frères,
Animal,
Fleur