ce que vos yeux vairons

Mois : juin, 2022

Tu possèdes des terres

La Terre se serre au
Plus près de toi, ajuste
En permanence
Sur ta substance
Du moment,
Indolence,
Molle violence,
Le rythme de son pouls,
La saccade de son pas,
Elle est l’immédiat
De tous les masques
Qui te passent
Par la tête

Midi, art de vivre

Délibérément
Flous, ses contours. Où, début,
Et fin de la vague.
Jeeves me prend des mains
Mon casse-tête chinois, et me
Propose un verre. Tchin !

Midi, début de l’épreuve

12 heures, les derniers
Auront dansé jusqu’au bout
De leur longue nuit,
Philosophie
Finissent par sortir
De la salle. La vie

À 18 ans

Je ne sais rien
De ce couple bien assorti,
Philosophie
Aujourd’hui, plancher
Le sens du mot épreuve,
Soudain
Ce coin reculé
D’un Georges de la Tour, que
La lumière effleure

Midi, poli comme un galet, Jeeves

Son non-sourire à
Demi très exquis quand j’ose
Une grosse ânerie

Midi, un euro dans le nourrain

Chaleur à crever
À suer suffit, tacle
Jeeves, no brown in town

Midi, petit-déjeuner

Je fais l’écureuil.
Ne sais quel tour me mijote
Le majordome.
Le coup du grain de
Fruit de la passion me laisse,
Ogre, sur ma faim
L’ascète crie assez !
Ma cassette

Comme un conte amérindien

Enfant en forêt
Sans lumière, ses seuls amis
Sont Peur et Effroi
La nuit est la règle,
Ses yeux sont bandés. Matin.
Son père, à côté
De lui est assis.
N’a jamais été aussi
Près de son petit que le long de cette nuit

 

Simple comme bonjour

Enfant à genoux
Devant de l’or, tu viens de
Lire le mot trésor

Midi, conseil du maître-nageur

« En présence d’une
Baïne, ne pas lutter, se
Laisser porter »
Lutter contre ton
Penchant, « Comment, en forêt,
Peut-on faire la planche ? »