Entre les bulles
Du savon noir,
À l’écume inrinçable,
Blanche, c’est heureux
Ce que tu écris
Mousse,
Mais ne se voit pas
Du savon noir,
À l’écume inrinçable,
Blanche, c’est heureux
Ce que tu écris
Mousse,
Mais ne se voit pas
Le silence, c’est le silence
Non pas du non-dit,
Quelque chose qui serait expressément l’envers-ombre d’un mot,
Une empreinte à biscuit de Noël, qui mâche du vent, de la pâte à sel
Du bruit blanc, le regret de la couleur,
Il n’est pas, parce que la parole n’est plus
Sa substance n’est pas le parent pauvre, le relief d’un repas, mais morceau de choix, du blanc de gros poulet dans du jus gras, et la peau craque
Il est le repos du fracas
Place faite, à la vapeur de la bouilloire, Zoé qui prend le virage, 12h05, je règle ma montre, e-angélus, elle est à l’heure, marteau-piqueur de la machine à laver qui essore, l’herbe pousse pendant que je dors
La voiture s’éloigne, s’approche du point zéro du bruit.
Sa vie à lui commence ici
Silence
Une rose-de-Berne,
Géode
Les tranches, un jeu de cartes
Ouvert en rosace,
Full aux as
Le soleil, sur les grains
De sel, cristal de
Roche,
Salade de tomate
L’homme et son ombre
À livre ouvert, adossé
Au mur d’un regard
Lecteur
Betterave rouge sang de
Taureau édulcoré à
La framboise, douceur
De fils blancs et roses
Au dedans, une marinière
Au jus de cerise
Sakura qui tourne
En rond
Pluie de carnaval
Confetti,
Tache de rougeur
Sur le radis
Daïkon
Strapontin
Arturo Brachetti
Fait le poisson-clown,
Darne deux-tons,
Pinpon,
Enregistrer le brouillon
Je fais le ménage
La poussière toujours revient
J’ai failli écrire,
La poésie
Un sceau-cylindre
Rouler, message de la pomme
Aux deux joues, blanche, rouge
Jeeves, Hawaï, Cachemire
Costume anglais, chaussettes de
Fil d’Écosse, Fanfan
La Tulipe cousue
Sur son coeur