par marronbleu
Le silence, c’est le silence
Non pas du non-dit,
Quelque chose qui serait expressément l’envers-ombre d’un mot,
Une empreinte à biscuit de Noël, qui mâche du vent, de la pâte à sel
Du bruit blanc, le regret de la couleur,
Il n’est pas, parce que la parole n’est plus
Sa substance n’est pas le parent pauvre, le relief d’un repas, mais morceau de choix, du blanc de gros poulet dans du jus gras, et la peau craque
Il est le repos du fracas
Place faite, à la vapeur de la bouilloire, Zoé qui prend le virage, 12h05, je règle ma montre, e-angélus, elle est à l’heure, marteau-piqueur de la machine à laver qui essore, l’herbe pousse pendant que je dors
La voiture s’éloigne, s’approche du point zéro du bruit.
Sa vie à lui commence ici
Silence