ce que vos yeux vairons

Still-life

Lancer l’épervier,
Que s’inscrive,
Entre l’épair
Et les ombres
De la fibre
Du papier
Chiffon
L’éclair,
Le poil à poil
Tiède,
Pas un geste,
Le coeur
Contenu
Entre la douelle
Des côtes,
Le Lièvre
De Dürer,
« Ne respirez plus »
La voix
La brise sur la fourrure,
Son petit museau
Prend la rosée,
Sa chamade de cigale
Massage cardiaque
Staccato
Motion capture,
Libérée

Deux temps, trois mouvements

L’heure tourne,
À la manière d’un chat-toupie,
Qui jamais ne se pose,
(Nature du panier ?)
Autour d’autre chose,
Heure, minute, seconde,
La Lune fait la ronde
Autour de la Terre,
La Terre fait la Lune
Autour d’une étoile
Au soleil,
Rangs d’anneaux d’or
Joncs,
Qui coriolent
Le long d’un bras,
Et ce manège,
Lance-parfum
Tournoyant,
Qui se déploye
Balancelles,
Escarpolettes aériennes
Qui font la course,
Reliant entre elles
Leurs chaînes,
Les astronautes
De fête foraine,
Centrifugés,
(Je manivelle ma laitue,
Dans le panier à salade)
Le coeur sur le  bord
Des lèvres,
Posé,
Rouge,
Un pot de géranium
Qui bat la chamade
Sur les toits
Amoureux de Peynet,
La tête tourne
Et chancèle,
L’heure, imperturbable
Garde le rythme,
Un métronome,
Sans souffle au coeur
Qui s’égrène

Midi, six heures

Oncle Ho lisse
Sa pelisse, un oiseau au
Lavabo, l’orient,
Le jour

L’arête

Faire de son mieux
Poser la branche chauffée
Sur le gabarit
Marteler doucement son acier
Former, volute de vague, en crosse de fougère
Atteindre cent fois le point de rupture.
Jeeves retient ma main,
Maîtrise du geste
Le mieux, du bien
Je suis sa patiente

À mon arrière-grand-père, tailleur de pierre

Minimum vital

L’oiseau bien au chaud
Derrière sa branche d’osier
Le monde, une cage
Son unique barreau