ce que vos yeux vairons

Présence d’esprit

Mouvement au poing.
Cœur qui ouvre, ferme ses doigts
Sa jupe-cloche blanche
Que soulève la respiration
Lente d’un courant
Marin,
Soie,
La méduse.
Et la poésie,
Est-elle
Issue
Du même coupon
Muscle strié
Qui pense
Pour toi,
Et bat
À ton insu

Poème-tique, le corps, la tête

Petit Spatz, tout en
Bec. Gouttière, rambarde, flocon
D’avoine, prestement

On laisse une trace.
Pour le petit oiseau,
Maigre comme un clou.
On le choisit léger,
L’espoir de se l’attacher
Bracelet de plumes
Tièdes,
À la maille large
Au creux du poignet,
Maigre,
’’On dirait qu’il reviendra’’
Disent les enfants, contant
Tant que le flocon d’avoine
Se détachera de la semelle
De la tranche de pain.
Ecrit-on autrement,
On entretient la faim,
Gardien du feu,
Le chemin creux,
Fondrières à mesure,
L’hiver,
D’orties en vagues basses
L’été,
Sur les côtés de la promenade,
La lecture,
À pied humide,
A peine acidulé,
Goutte de groseille,
C’était une framboise.
Quand le jardinier
Le cède,
La cuirasse se fendille,
La politesse,
Aux mains poudrées,
Bouchon brûlé,
À l’artificier