ce que vos yeux vairons

24 février / 24 juillet

Dans quel monde vit-on
Dans cette partie du monde, où
Écrire est simple,
Comme ”Bon/jour”

Bifteck dans le gazon

Hier bleu cru Klein
Aujourd’hui saignant. Demain,
Sera cuit à point

Gravité

Marcher, le plancher
Marin craque, sec, scaphandre
Sur le dos. Pas d’eau

Le feu au lac

Rien ne ralentit son pas

Midi est un hôte
À la ponctualité
De roi. L’heure est là

Cour des miracles

Bille nerveuse de mie de pain bis
Gouvernail rouillé sautillant sur la ligne de vie
De la rambarde argentée
Petits coups de sifflet flûtés,
Voilà mon Nachtigall
Mais, ni rossignol, ni alouette,
Vérone envolée avec l’oiseau rêvé,
Reste le chant
Perles
Baroques
Brillantes de rosée.
Serins
Mandarins du bout du monde encagés,
Perfection du ramage.
Mon oiseau
Du matin,
Sorti de sa forêt,
Soleil levant
Et Jeeves,
En auditeurs libres,
A un nom,
Qui s’épèle
À sa façon
Piit-piit,
Pour le lire,
Suivre la partition
Tout est dit
Sur ses papiers
À musique,
Nul autre barreau
Que l’ombre
Portée
Des sapins
Qui les rythment
D’un pas régulier,
Pour faire
Bonne mesure

14 juillet, ici et là

Commémore les morts
De la Grande Inondation,
La Révolution
Mais la Terre tremble
Encore
L’ai-je sentie ?
Séisme,
Un après-midi tranquille
En Forêt  Noire,
09/07/2022